17.11.2009

Petit rappel !

Ce week-end, se tient à Parmain, dans le Val d'Oise le 9e Salon des Vins et Accords gourmands. A cette occasion, les éditions Imp Act d'ici & ailleurs et Gérard Besset, peintre et illustrateur, vous invitent pour le lancement de l'Histoire du vin de Maguelonne Toussaint-Samat.

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L'auteure et l'illustrateur seront tous deux présents pour dédicacer l'ouvrage

 samedi 21 novembre de 14h30 à 17h30

et dimanche 22 novembre de 12h à 17h.

Demandez votre invitation

(entrée gratuite au Salon valable pour 2 personnes)

à revue.impact@sfr.fr

 

 

12.11.2009

La grande aventure de l'écriture

Le n°5 d'Imp Act revue littéraire d'ici & ailleurs est disponible !

Au sommaire, un extrait de Le Gardien de la libellule, roman de David Rondin, jeune auteur val-doisien, qui nous livre ici un texte d'une beauté émouvante. Dans Le Gardien de la libellule, un jeune père de famille raconte sa grand-mère. Thème qui à priori peut paraître désuet, mais il n'en est rien, car le narrateur nous emmène bien loin des clichés, bien loin du pathétique ou du banal. Je n'en dirai pas plus, vous laissant découvrir par vous-mêmes, le talent indéniable de cet auteur, déjà publié dans nos pages, et dont nous entendrons sans aucun doute parler d'ici peu.Également présents dans ce numéro, et tout autant talentueux, Christophe Mousset, avec deux textes extraits du Pamphlet mys-tique, ainsi que Michel Hoëllard, journaliste et auteur, entre autres, d'un recueil de nouvelles "Insegundo Le lune", publié en Italie aux éditions Effigie, et qui nous livre ici une nouvelle intitulée Fenêtres. Sans oublier le dernier chapitre de Lisa, la nouvelle de S. de Ronquerolles.

Avec ce n°5, une nouveauté aussi, notre Chronique, La grande aventure de l'écriture, dont vous pouvez lire ci-dessous le premier épisode, avec trois contributions : Sylvie Larangeira, directrice de publication de la revue retrace brièvement l'Histoire de l'écriture, alors que Jean-Philippe Aizier et Céline Commergnat, tous deux poètes, nous livrent des instantanés.

Tous les auteurs désireux de s'exprimer sur le sujet peuvent nous faire pavenir leur contribution à : revue.impact@sfr.fr

 

La grande aventure de l'écriture

 

Pour la grande majorité d'entre nous, l'écriture et son apprentissage sont un réflexe, subordonné à l'acquisition de la connaissance du monde qui nous entoure. Cependant, l'écriture est une invention relativement récente dans l'histoire de l'évolution de l'être humain. Les chercheurs et les spécialistes s'accordent pour dater son invention à une époque remontant à environ 5500 ans.

 

C'est G.F. Grotefend qui le premier fut persuadé que les plaquettes d'argiles, colportées depuis de nombreux siècles par des « voyageurs » revenant du Proche-Orient ancien, étaient en fait, recouvertes de signes formant une écriture. En 1802, soit vingt ans avant le déchiffrement des hiéroglyphes égyptiens par Champollion, il s'attela à la tâche ardue de décoder ces signes. Il lui fallut un demi-siècle de dur labeur pour en venir à bout. Pourtant, ce n'est qu'en 1880, au cours de fouilles effectuées dans la région de Tello ( Mésopotamie, aujourd'hui l'Irak) par E. de Sarzec, archéologue français, que l'origine de cette écriture fut attribuée aux Sumériens. Et en 1905, après la traduction et la publication par F. Thureau-Dangin des « Inscriptions de Sumer et d'Akkad », l'écriture cunéiforme était née !

Les signes qui composent l'écriture cunéïforme sont appelés pictogrammes car ils représentent un objet, une personne ou un animal désigné. Les tous premiers signes ont été gravés dans des tablettes d'argile avec des roseaux taillés en pointe. Rien de surprenant car ces deux matériaux abondaient dans cette région marécageuse du delta du Tigre et de l'Euphrate. Au fil du temps la technique va évoluer. Les pictogrammes seront gravés à l'aide de roseaux ou « calames » taillés de différentes façons : en biseau, en rond ou creusé. Les impressions laissées dans l'argile fraîche prennent alors la forme de clous, d'où le terme choisi par les spécialistes pour désigner cette écriture primitive, de cunéiforme (« cuneus » signifie clou en latin).

À la fin du 19e et au début du 20e siècle, de nombreuses fouilles vont avoir lieu dans le sud de la Mésopotamie, peuplée dans sa partie méridionale par les Sumériens et au nord par les Akkadiens. C'est à Uruk (aujourd'hui Warka), cité sumérienne, que furent mises au jour les plus anciennes tablettes d'argile gravées de signes cunéiformes. Les spécialistes ont donc attribué aux Sumériens l'invention de l'écriture, vers 3400 av. J.C. Mais la grande aventure de l'écriture ne s'arrête pas là ou plutôt, ne commence-t-elle peut-être pas là. La science et une découverte récente remettent en cause cette thèse selon laquelle l'écriture aurait été inventée par les Sumériens. En effet, le 15 décembre 1998, une dépêche de l'Agence Reuters annonçait que le Professeur Günter Dreyer et son équipe de l'Institut d'Archéologie allemand avaient fait en Égypte une découverte faisant pencher en faveur de l'origine africaine de l'écriture et par conséquence de l'origine africaine de l'écriture sumérienne. Il s'agit de la découverte à Abydos (400 km au sud du Caire), de 300 poteries décorées d'inscriptions hiéroglyphiques datant de 3400 ans av. J.-C., soit environ 200 ans plus anciennes que les tablettes d'Uruk. À cette époque, les Égyptiens écrivaient déjà sur des papyrus, ce qui fait dire aux spécialistes que l'écriture égyptienne est plus avancée que l'écriture cunéiforme. La polémique et la controverse sont elles, nées et bien nées : l'écriture n'aurait pas été inventée en Mésopotamie mais en Afrique...

En Mésopotamie, sur les premières tablettes extraites des fouilles et datant de la fin du IIIe millénaire, les chercheurs trouvèrent des listes administratives et économiques: inventaires, mémorandums, listes, contrats. À Nippur, on extirpa du sol des documents d'un autre genre datant du début du IIe millénaire : textes littéraires, prières, récits mythologiques. C'est ici qu'a été mise au jour, « l'Épopée de Gilgamesh » racontant entre autres les exploits d'Héraclès et relatant de façon étonnante le déluge, version d'ailleurs reprise par la Bible. On voit donc, qu'en premier lieu, ce sont les comptables qui utilisèrent l'écriture pour dresser des listes agricoles. En effet, on ne peut mémoriser des comptes.

Peu à peu, l'emploi de l'écriture comme aide-mémoire va se développer et devenir un outil au service des prêtres et des rois. L'écriture cunéiforme des Sumériens va s'étendre à toute la région du Proche-Orient ancien et va perdurer pendant près de 1000 ans. Puis l'akkadien succède au sumérien qui, néanmoins, servira de modèle jusqu'à l'invention de l'alphabet phénicien (vers 1800 av J.-C.)

Au temps de Sumer, l'écriture était un savoir que seuls les scribes détenaient (Que l'initié instruise l'initié, le profane ne doit pas voir). Les rois et les courtisans étaient souvent illettrés, ce qui leur conférait un pouvoir certain. Au fil des millénaires, ce savoir lire et écrire restera un privilège. Ce n'est qu'avec l'école obligatoire que tous auront enfin accès à son apprentissage. Une avancée formidable, pour laquelle nous pouvons remercier Charlemagne. Peut-être qu'en l'an 800, il n'était pas indispensable pour la majorité de savoir lire et écrire pour assurer sa survie, mais qu'en est-il aujourd'hui ? Le savoir écrire n'est-il pas avec le savoir lire, un des outils indispensables pour gravir l'échelle sociale ? La connaissance de la langue n'est-elle pas la porte qui donne accès à la culture, à une connaissance plus vaste, plus universelle ? Doit-on se cantonner à définir l'écriture comme l'apanage de quelques plumes dont l'agilité est reconnue ? Bien qu'écrire soit à la portée de tous, bien écrire n'est pas « donné » à tout le monde. Mais qu'est-ce que bien écrire ? D'abord outil administratif et commercial, l'écriture est aujourd'hui un vecteur d'idées, un outil pour exprimer sentiments, opinions, pensées... Le politicien l'utilise à des fins de promotion de sa personne et de sa pensée idéologique, le scientifique se l'attribue pour communiquer le résultat de ses recherches, le journaliste lui, l'emploie comme support d'informations, l'écrivain quant à lui, se l'approprie pour offrir à son lectorat de l'imaginaire...

Chaque jour ou presque, on entend des cris d'alarme à l'adresse des éditeurs de livres : le livre numérique va tuer le livre -papier-. Où est l'essentiel ? Même si moi-même en tant qu'éditrice, je préfère de loin le support papier avec lequel j'ai un lien d'affection particulier, le toucher, le sentir, posséder l'objet en lui-même.., n'est-il pas dans la suite logique du progrès technologique de remplacer l'édition papier par un livre numérique ? Le danger dont on nous rabat les oreilles en est-il vraiment un ?

 Sylvie Larangeira

Bientôt... : l'écriture à travers les âges

 

Confidence

 

 

 

 

Le temps ne saurait se soustraire à l'oubli. Les mots nous préservent de l'indifférence du temps qui passe et lave le souvenir de ce que nous avons vécu, laissant pour trace de vagues réminiscences...

 

 

Écriture amie intime

Geste libérateur

Marquant la page blanche

Du sceau de la pensée

S'en vient nous dire

Les mots de l'esprit

Couvrant les maux

Du quotidien

 

 

Écriture tu jalonnes l'Histoire

Et inscris la mémoire du temps

Au firmament de l'humanité

Tu résistes à l'oubli

Et relies nos destins

Par tes lignes

Le monde s'affranchit

De l'ignorance

 

 

 

 

 

 

 

 

Écriture reflet des âmes

Dans la tourmente des jours

Et des nuits d'infortune

Tu expies la souffrance

Et révèle l'espoir secret

Qui se dessine

Au fil de la plume

Par-delà l'inextinguible attente

 

 

Jean-Philippe AIZIER

  

Variations autour de la grande aventure

   

Écrire, c'est en janvier 42, il neige, Helena frotte ses gants rouges au dessus des pavés blanchis. À minuit, lorsque l'on a seize ans, des cernes sous les yeux, un béret vert, on ne compte pas les pas perdus, la peur nichée sous le cache-nez, les yeux qui vont de gauche à droite dans de brefs battements de cils et les wagons rouille qui gémissent au loin...

Et là, sous le « paletot idéal », le papier jauni aux encres sépia, les tracts, des mots qui résistent...

 Écrire, c'est raconter des histoires, de vrais bobards en prenant des risques.

Écrire, ce sont les couleurs qui s'enchevêtrent, le rouge bien sûr est de chien, de loup. Le blanc parfois si pâle. Et cet autre bleu, nuit mouche. Puis des pluies turbulentes d'idées, tapageuses, fuyantes qui saquent et ressac, larmoient, reniflent, des idées de grillons. Dos au mur, des déchirances. Toujours prégnante, pas moyen d'oublier, la terre est là, murmure ancestral. Et encore et encore son absence. La bouche bée comme une lune, emplie de bouffées, délirante de solitude. Sont ainsi les mots, acidulés éternels tournés des milliers de fois en cette voix intérieure. Et même si j'opine du chef de ci, de là, si je fais signe au chauffeur, klaxonne les vaches, je crie toujours le nom sourd d'un poisson chat qui n'a jamais été mon ami... Personne. Rien. Alors, j'abdique, mains haletantes. Jette les larmes poudre d'encre. J'écoute le chant des lettres. C'est fini, Madame, c'est un garçon. C'est fini, Madame, non Elle n'a pas souffert. À présent j'attends... que le temps passe... et le temps «petit qu'il me reste de vivre». Mais l'espoir, l'espoir des mots ! Des mots encore, des mots de chien, des mots de combats, combats de chien, combats de loup, des mots comme des maux, des mots égarés, des mots toujours, des mots avant, des mots après.

Écrire, ce sont des rêves de mots qui feraient ricochets pour le promeneur des bords de Seine.

Écrire c'est comme un vœu pieu sur fond de zinc. Emprisonné dans un ballon rectiligne et fumeux d'un verre de Bordeaux, l'homme attend la lune bleue, celle qui lui murmurera en souriant patiemment une vie sereine d'indépendances.

Écrire c'est comme ivre, chercher le mot juste.

Céline Commergnat

 

19.10.2009

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Imp Act d'ici & ailleurs lance les 21 et 22 novembre 2009

à l'occasion du Salon des vins de Parmain

L'Histoire du vin

par Maguelonne Toussaint-Samat

 mise en images par Gérard Besset.

 

L'Histoire du vin

Les amateurs, œnologues et autres connaisseurs ne pourront pas manquer cet ouvrage, que l'on peut sans exagérer, qualifier de « grand-cru », tant l'Histoire du vin, racontée par M. Toussaint-Samat est captivante et enivrante de (viti)culture. Autant livre d'histoire à proprement parler, que bible du connaisseur, cet ouvrage, d'une qualité rare, est indispensable pour celui (celle) qui désire tout savoir sur le vin, ses origines, ses usages, ses symboles et autres particularités, souvent oubliées de nos jours. L'Histoire du vin s'avérera aussi agréable qu'un nectar, et fera éprouver au lecteur la pure délectation de la dégustation.

 

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L'Histoire du vin
ISBN 978-2-918088-07-3
15€